Réforme de la formation professionnelle. Valse à trois temps ou valse à mille temps ?

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Comme je l’expliquais le 21 décembre 2017 lors de la web-conférence CFS+ Webikeo consacrée à la nouvelle réforme de la formation, nous allons entrer dans le troisième temps de la valse. Ce sera celui où les parlementaires rejoindront la piste, après la sortie des partenaires sociaux ayant terminé le deuxième temps, tandis que le premier avait été celui de l’élection présidentielle et des annonces faites pendant la campagne électorale par le candidat élu.

Les danseurs paritaires viennent donc de sortir, provisoirement, du dancing, en laissant comme prévu au commanditaire du spectacle, le gouvernement, une partition nouvelle pour entamer ce troisième temps de la valse réformatrice, avec de nouveaux artistes, députés et sénateurs. Cette partition, Accord National Interprofessionnel, est celle sur laquelle ces nouveaux cavaliers seront invités à chalouper, si le commanditaire le veut bien.

Les amateurs de ballets réformateurs et les spectateurs attentifs pourront comparer ce nouvel opus avec la partition de départ, donnée à la fin du premier temps de la valse par le maître d’ouvrage, « Document d’orientation », obligatoire, sur la base duquel « les organisations syndicales et patronales représentatives au niveau national et interprofessionnel sont invitées à engager une négociation interprofessionnelle sur les sujets qui relèvent du champ de la négociation collective, conformément à l’article L. 1 du code du Travail. »

En tant que cheffe de ballet, la ministre du Travail en exercice, Madame Muriel Pénicaud, a récupéré la nouvelle proposition d’interméde, comme convenu laissée sur le pupitre par les danseurs paritaires sortant.

Cependant, le moins que l’on puisse dire est qu’elle ne semble pas avoir trouvé la nouvelle partition suffisamment rythmée au goût du donneur d’ordre. Elle a donc immédiatement averti par voie de presse les artistes et l’ensemble des divers techniciens affairés autour de cette danse réformatrice, qu’elle annoncerait ce mardi 27 février 2018, un « Big bang ».

Waou !

Cela signifierait-il une modification en profondeur de l’organisation des acteurs du deuxième mouvement, ou bien le maître de ballet leur proposera-t-il seulement quelques aménagements pour tenter de rendre l’art et la manière de former plus efficaces et plus accessibles au commun des salariés, indépendants et demandeurs d’emploi ? Le médecin de la troupe signera-t-il quelques ordonnances depuis son antenne chirurgicale élyséenne ?

Réponses le mardi 27 février. 

Une certitude cependant : big bang ou tempête dans un verre d’eau, aucun des survivants n’échappera au renforcement du contrôle de la qualité.

Il vaudrait mieux dès lors s’engager rapidement dans une démarche pérenne, de préférence avec une certification reconnue par le CNEFOP, ainsi que nous l’explique fort bien le président de l’institut de certification ICPF & PSI, François Galinou, avec quelques chiffres à l’appui.

Il indique également trois points de repères pour identifier une formation de qualité : est-elle qualifiante, certifiante ou diplômante, est-elle proposée par un organisme disposant d’une certification qualité et est-elle délivrée par une personne disposant elle-même d’un tel certificat qualité ?

C’est le rôle de CFS+ d’aider les formateurs et les organismes de formation à choisir et obtenir le label ou le certificat qui leur convient le mieux. Qu’on se le dise.

Et bien sûr, vivement mardi !

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